S'isoler par nécessité 

Mon parcours de reconstruction a été pour moi un vrai cheminement intérieur.

Un chemin qui fait prendre conscience. 

Un chemin qui mène à plus d'authenticité. 

Ce parcours est devenu nécessaire voire indispensable dans mon cas.

Car les violences laissent des traces.

Elles éclatent, un peu partout, et comme de la boue, elles éclaboussent tout sur leur passage:

La santé se trouble par des addictions,

La peur et la frayeur s’invitent dans le quotidien,

Les relations sont troublées par des non-dits, polluées par des sous-entendus.

Comment dire, l’impensable, comment dire l’impensé sans choquer, sans blesser.

Alors, se taire, se terre.

Décider de garder, au fond de soi, cette terreur désacralisée; ça que l'on a vu naître.

Mais mon chemin n’a pu se mener en solitaire. 

Rompre l'isolement, pour se faire accompagner 

Même si la solitude en est une composante à part entière, mon chemin a nécessité un accompagnement:

 

Celui d'un professionnel qui a su voir chez moi les troubles de stress post-traumatique et qui a su les décrypter, les expliquer et les traiter. 

Celui d'une ou plusieurs personnes ayant aussi vécu ça et qui furent à même de me partager leur expérience et leurs conseils. 

Celui d'un environnement proche et le soutien d’un conjoint qui a su comprendre et surtout qui m’a laissé le temps nécessaire pour me remettre.

Le temps.

Le temps est la denrée la plus rare et la plus précieuse en période de reconstruction.

Cet espace temps.

Cette incompréhension qui permet à d’aucuns de justifier cette question répétitive: “ Mais! Pourquoi vous n’avez pas réagi plus tôt ?”


Prendre le temps de se reconstruire 

Car, pour se remettre, on a besoin de temps et de calme. 

On a besoin de ne plus être confronté à ça, en permanence, dans sa tête, dans son corps, dans son coeur.

Pour cela, s'extraire temporairement de la vie sociale, il faut parfois. 

Puis, comprendre le fonctionnement de son cerveau marqué lui aussi. Y prêter attention, en prendre soin désormais. 

Prendre soin de son corps physique. Comprendre que les traumatismes laissent des traces et qu'ils en laissent aussi dans le corps. 

Soigner ce corps blessé, l'aimer après l'avoir tant détesté et lui rendre le fait d'avoir résisté. 

Soigner le cœur blessé, abîmé par ça

Réunifier sa tête, son corps, son cœur. 

Retrouver son entièreté déconstruite par les traumas successifs. 


Et oser Témoigner 

Et après tout ça, cheminer, partager et témoigner du parcours menant à la paix retrouvée… 

Génération Kintsugi le podcast d'Erity, vous permet de suivre ma conversation avec mes invité.es qui témoignent de leur parcours, et désormais, je vais moi-aussi vous partager les clefs de mon propre chemin de reconstruction.

Ma première étape sera disponible très prochainement à l'écoute 🙂

About the Author

{"email":"Email address invalid","url":"Website address invalid","required":"Required field missing"}
>